Un instrument astronomique comporte trois parties : le tube optique, la monture et le trépied. Lorsque l’on achète un instrument, on pense avant tout au tube optique, mais on ne fait pas forcément attention à la monture. Pourtant, il s’agit d’une partie très importante, dont il faut tenir compte pour faire des observations de qualité.
Les petits instruments sont bien souvent vendus avec des montures légères assez instables et comportant beaucoup de jeu qui rendl eur manipulation très difficile. Aujourd’hui, il existe trois types de montures : les montures azimutales, altazimutales et équatoriales.
Les premières équipent des instruments d’initiation et ne possèdent que deux mouvements : un en azimut et un second en hauteur. Très faciles à manipuler, elles possèdent néanmoins quelques inconvénients majeurs : leurs déplacements ne correspondent pas au mouvement apparent du ciel, et les petites montures azimutales qui équipent les petits instruments sont bien souvent instables et pleine de jeu.
La monture équatoriale possède quant à elle 4 mouvements, deux pour la mise en station, et deux pour le pointage. L’un des ces mouvements correspond au mouvement apparent du ciel.
Les montures équatoriales peuvent donc parfaitement compenser le mouvement de la voûte céleste et du coup peuvent être motorisées. Ce sont donc les montures les mieux adaptées à l’observation astronomique. Revers de la médaille, elles sont plus compliquées à utiliser que les montures azimutales et nécessitent forcément une mise en station pour pouvoir être utilisées correctement.
Notons enfin qu’il existe, au niveau amateur, principalement deux types de montures équatoriales : les montures à fourche et allemandes.
Les montures altazimutales sont en fait des montures azimutales (possédant donc seulement deux mouvements), mais qui sont motorisées. Elles sont également toujours équipées du pointage automatique, le GOTO. Même si elles permettent de faire des observations confortables, elles ne compensent pas parfaitement les mouvements du ciel, comme une monture équatoriale.
Patrick Lécureuil