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FAUNE ET POLLUTION LUMINEUSE
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Environnement
FAUNE ET POLLUTION LUMINEUSE
Au fil du temps...
Longtemps, la nuit a été vouée au repos, l'absence de lumière empêchant toute activité. La découverte du feu, l'utilisation de torches, de bougies puis de l'électricité, permirent de combattre l'obscurité. Et de développer des activités nocturnes.
La nuit est toujours apparue pleine de mystères, et toute une littérature la peupla de vampires ou de loups garous. Les chouettes et hiboux ont payé un lourd tribut aux croyances médiévales.
La « peur du noir » est un héritage commun à beaucoup d’humains. Les gens détestent l’obscurité comme souvent ils supportent mal le silence. Or la nuit, les bruits de la vie quotidienne diminuent : silence et obscurité co-existent.
Il ne s’agit pas ici d’analyser les raisons profondes de cette peur mais de prendre conscience des conséquences. Car ce sont elles qui engendrent les flots de lumières, et parfois de bruits… à des heures où le silence et le noir régnaient dans les siècles passés. Et si de nombreuses zones échappent aux bruits nocturnes, peu sont épargnées par les lumières artificielles, visibles de loin, et même de très loin.
La nuit, la lumière artificielle… nuit
Hibou des maraisNe parlons pas des éclairages de nos intérieurs, leur trop grande abondance n’est pas sans effet, que ce soit sur le climat ou notre porte-monnaie, mais n’a pas d’incidence sur le ciel nocturne si les volets sont clos ou les rideaux tirés.
Évoquons plutôt les lumières de la ville et de ses abords routiers. L’essentiel est d’éclairer le sol, pas de diffuser la lumière en direction des étoiles. Toute l’énergie perdue vers le ciel est inutile et correspond à un gaspillage.
Selon le degré d’ingéniosité de leurs concepteurs, ces dispositifs lumineux peuvent être économes en énergie. La chasse au gaspi doit prendre plus d’ampleur et si elle doit faire des victimes, mieux vaut que ce soient des ampoules et non les étoiles et les espèces vivantes.
Il faut rendre hommage aux associations d’astronomes (en particulier l’Association Nationale pour la Protection du Ciel Nocturne) car ce sont elles qui sont pionnières pour rendre la santé à la nuit devenue pâlotte. Pourtant si la grande Ourse a disparu du ciel de Paris, elle est toujours là-haut.
Par contre certaines espèces de la flore et de la faune terrestres pâtissent. Peut-être l’homme. La pollution lumineuse est potentiellement dangereuse, elle aussi.
Il est bon de se souvenir de ce que la nature a instauré et dont notre civilisation voudrait s’affranchir.
La Ligue ROC a élaboré un dossier visible sur le portail Univers-Nature qui résume ces processus essentiels liés à l'alternance du jour et de la nuit.
par Dany Ledu