Ce cycle, consacré à l'Histoire de l'Astronomie, intéresse des domaines très variés puisqu'il aborde à la fois des notions de mathématiques, de physique, d'histoire et de philosophie. Il est accessible à tous.

La moitié des constellations, héritées des Grecs, sont d’origine mésopotamienne, avec une mythologie
qui nous fait vivre un univers passionnant et méconnu. A partir de la conception cosmogonique originelle et des premiers documents
astronomiques, du IIIè millénaire avant notre ère, nous suivrons un double parcours : le chemin observations et des
conceptions astronomiques d’un côté, et, de l’autre, celui de l’imaginaire et de l’évolution
des représentations célestes. Ces deux parcours convergent pour nous mener, vers le milieu du Vème siècle
avant notre ère, à la naissance du zodiaque babylonien.
Roland LAFITTE est auteur de travaux sur l’astronomie ancienne et les nomenclatures célestes babylonienne, grecque, araméenne et arabe. Il est aussi auteur de travaux linguistiques sur les mots arabes et orientaux dans les langues européennes. Il consacre une partie de son temps à des actions éducatives, notamment sur « le ciel, patrimoine en partage »

"Dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle, les premiers modèles cosmologiques tentent
d'intégrer dans un schème cohérent aussi bien le système solaire que l'univers sidéral. A la
même époque, quelques astronomes commencent à observer les objets que Messier qualifie de "nébuleux".
Dans ce contexte historique, la Voie lactée acquiert une place de choix : est-elle nébulaire ou exclusivement
constituée d'étoiles ? Quelle est son étendue ? Sa structure ? Quel rapport entretient-elle avec les autres
nébuleuses ? Nous suivrons les cheminements tortueux et surprenants que les astronomes ont employés pour répondre
à ces questions."
Après un master de physique en cosmologie relativiste (1992) à l'Université de Lausanne et une thèse de doctorat à l'Université de Genève en histoire et philosophie des sciences (1999), Frédéric CHABERLOT est actuellement enseignant en physique.

Les deux tiers des noms d’étoiles sont d’origine arabe : ils sont parvenus à nous notamment par les
traductions médiévales des versions arabes de l’Almageste, les nombreux traités d’usage de
l’astrolabe ainsi que les instruments astronomiques. Certains de ces noms traduisent la place des étoiles dans les
constellations héritées des Grecs comme c’est le cas d’Algénib, de Dubhe ou de Rigel, mais la
moitié de ces appellations, comme Aldébaran, Bételgeuse ou Véga, proviennent de figures nées de
l’imaginaire propre à la tradition populaire arabe, dont il s’agit de mettre en évidence les figures
particulières avec leur mythologie originale.

De Pythagore qui expliquait la mécanique céleste cinq siècles avant notre ère en associant à
chaque planète une note de la gamme aux sondes spatiales Voyager transportant des témoignages musicaux de notre monde
vers d'hypothétiques civilisations dans les profondeurs interstellaires, la dualité du cosmos et de la musique
défie le temps. Des anciens grecs aux néoplatoniciens, du haut Moyen-âge à Copernic, Kepler, Galilée,
du Siècle des Lumières à la période contemporaine, c'est dans cette analogie que notre monde semble avoir
puisé une bonne partie de ses conceptions de l'Univers.
De formation à la fois scientifique et musicale, Dominique PROUST est Ingénieur de recherche au CNRS, et astrophysicien à l'Observatoire de Meudon.

De Galilée consacrant une œuvre de jeunesse à des "Leçons sur la forme et la grandeur de l'Enfer de Dante" aux comparaisons modernes de la surface de Vénus avec un séjour infernal, le thème de l'Enfer parcourt, de façon plus ou moins occulte, et sous des formes diverses, sérieuses ou humoristiques, culturelles ou scientifiques, toute l'histoire de l'astronomie moderne. Etudier la science de l'Enfer met en évidence l'envers de la science.
Jean-Marc LEVY-LEBLOND est chercheur, enseignant et essayiste